Question :
 Je suis commercial sédentaire en intérim dans une entreprise de surgelés depuis quelques jours. Avant cette mission j’étais en CDD à temps partiel dans une entreprise ou la journée de solidarité a été fixée le lundi de Pâques (le 13 avril) et donc je l’ai effectué à ce moment là. Aujourd’hui l’entreprise ou je suis actuellement a fixé la journée de solidarité le 8 mai. Est-ce que je suis contraint de l’effectuer ?
Réponse :
Jusqu’à présent, sauf accord collectif de l’entreprise, le lundi de Pentecôte faisait office de journée de solidarité. La loi du 16 avril 2008 remet en cause ce choix, le lundi de Pentecôte redevient jour férié et l’entreprise fixe avec les partenaires sociaux (à défaut d’accord de branche) les modalités de réalisations de la journée de solidarité (tout jour férié sauf le 1er mai). La règle s’applique aussi bien aux salariés en CDI, CDD et intérim en entreprise. Etant donné que vous avez effectué la journée de solidarité cette année chez un autre employeur, vous n’avez pas à l’effectuer encore une fois. Par contre faite attention qu’elle soit bien noté sur votre bulletin de salaire (même s’il s’agit du temps de travail non rémunéré). Circ. DRT n 10 du 16 décembre 2004Attention par contre au cumul d’emplois : vous devez la journée de solidarité à votre employeur au prorata de votre temps passé en entreprise. Si vous travaillez à temps plein et temps partiel vous devez 7 heures de travail à l’entreprise ou vous êtes employé à temps plein. De même, n’oubliez pas que l’employeur se réserve le droit de faire une retenu sur salaire si votre absence ce jour là est injustifiée. Par contre, si votre employeur est d’accord, vous pouvez poser un jour de congé payé, RTT ou CET pour la journée de solidarité.
Audrey Sauvage Service RH Vendeur Online Article rédigé le 27 avril 2009
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