Que vous décidiez de partir vous installer en Europe ou à l’autre bout du monde, qu'elle soit temporaire ou définitive, l'expatriation ne s'improvise pas. Au-delà des formalités administratives, ce projet d’envergure demande une bonne préparation en amont, tant sur le plan personnel que professionnel. Témoignages et anecdotes pour vous guider dans cette nouvelle aventure :
Entretien de recrutement : s’adapter à la culture locale
« […] En mettant la main sur le CV d’Antoine, ingénieur pétrolier français expatrié depuis dix ans au Canada, Maryse, consultante d’un petit cabinet de chasse de têtes parisien, pense avoir attrapé un gros poisson. […] L’entretien téléphonique confirme qu’Antoine a le pedigree idéal. Deux semaines plus tard, l’arrivée de notre Canadien d’adoption au cabinet de recrutement ne passe pas inaperçue : catogan au milieu du dos, santiags, chapeau de cow-boy, lasso de cuir noir autour du cou noué par une bague en faux diamant et costume de satin noir… un vrai « Crocodile Dundee » !
[…]Une fois dans le bureau, Antoine ne se fait pas plus discret : il pousse des dossiers pour y poser ses affaires, répond aux questions dans un style plutôt familier. Maryse a bien du mal à l’imaginer au milieu des ingénieurs ultra classiques de son client. Impression renforcée lorsque Antoine, tandis qu’il passe un test de personnalité dans une salle contiguë, réussit à se coincer un doigt dans le trou de la serrure et n’arrive plus à le retirer. Son index est en sang. La consultante est obligée de se transformer en infirmière et de conduire Antoine chez le pharmacien, puis chez le médecin. Au final, le doigt de « Crocodile Dundee » est sauvé. Mais sa candidature, elle, est bel et bien enterrée… »
« Aujourd'hui, j'ai été informé de ma mutation à venir pour le Luxembourg. Sublime salaire, maison de fonction... Bref, le pied. En rentrant du travail, je l'annonce fièrement à ma femme. Sa réponse ? "Tu me donneras de tes nouvelles quand tu y seras. »
Destiné aux expatriés et à ceux qui souhaitent partir, JobTrotter propose de nombreuses offres d'emploi partout dans le monde et des conseils pratiques pour préparer son expatriation en connaissance de cause :
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« Connaissez-vous Sean Aiken ? […] ce Canadien s’est lancé dans une aventure « jobesque » insolite : parcourir le monde et changer de boulot toutes les semaines. Le but de cette odyssée de l’emploi était au départ de trouver le travail de ses rêves. Mais assez rapidement, en digne représentant de la génération Y, ce jeune diplômé d’une école de commerce de Vancouver s’est rendu compte qu’il aurait du mal à faire le même travail plus de deux semaines d’affilée. Pourtant, les boulots testés par ce sympathique jeune homme pendant son «One Week Job» sont loin d’être routiniers. En 52 semaines, il a été ainsi instructeur d’arts martiaux, photographe à New York, trader, vétérinaire, DJ, viticulteur, tatoueur, pour finir la semaine dernière dans la peau du maire de sa ville natale, Port-Moody en Colombie Britannique.[…] »
Entre stéréotypes et codes culturels, quelle conduite adopter ? Pas toujours simple d’intégrer sa nouvelle équipe...
« La réunion est fréquemment le principal catalyseur des divergences nationales. Dans ce face-à-face, on se découvre. Et l'on s'étonne. Claude Boulle, vice-président de l'usine Toyota d'Onnaing, dans le Nord, a vu ses collègues japonais ôter leurs chaussettes en réunion et s'endormir! Ce n'est pas le genre des Américains. «Avant un meeting, ils fixent l'heure à laquelle il débutera, comme chez nous, mais aussi celle à laquelle il s'achèvera, ce qui est plus inhabituel»[…] Ajoutez l'envoi préalable d'un dress code (tenue conseillée), ainsi que la réservation des taxis et hôtels quatre mois avant la rencontre, quand les Français ne s'en soucient qu'au dernier moment, et l'on mesure mieux l'océan d'incompréhension qui sépare les deux rives de l'Atlantique.
Même entre Européens et voisins, les us et coutumes diffèrent de manière assez spectaculaire. Exemple: la rencontre entre cet inspecteur de la BNP et son homologue de la Dresdner Bank, à Prague, où les deux enseignes ont monté un joint-venture. «L'Allemand avait un classeur de procédures haut de 30 centimètres; le Français... son costume rayé, raconte un témoin. Devinez lequel a paru le plus crédible.» Avec un dirigeant allemand, pas question d'arriver en retard. «Une minute suffit à les agacer, souligne Maurice Contal, consultant chez World Executives, un cabinet de management interculturel. Cela traduit pour eux un manque de sérieux.» L'évocation badine du célèbre quart d'heure marseillais ou de la fameuse demi-heure parisienne ne les déridera pas. […] »