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« Agrafé ! »
« [...] Quelques minutes avant le début de la présentation, je me baisse pour ajuster une prise de courant. Un bruit de déchirement (et une sensation de froid) m'informe que la couture de mon pantalon viens de céder, de l'entre-jambes au bas du dos. Panique ! La veste de costume ne cache pas les dégâts ! J'ai eu une idée soudaine : je me précipite vers une assistante commerciale et, en anglais approximatif, demande une agrafeuse. Elle me tend une énorme agrafeuse de bureau (50 centimètres). Pas le choix, muni de l'engin je me rends aux toilettes, ôte mon pantalon, agrafe la couture de l'intérieur. Je me suis dit que, sans mouvement brusque, cela devrait tenir. Je sors des WC et tombe nez à nez avec le CEO de nos hôtes, qui me voit avec l'agrafeuse dans les mains. Stupéfaction pour lui. Embarrassé je baisse les yeux et sors rapidement. [...] »
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Optez pour un discours à la "Columbo"
Soyez impactant et insistez sur les éléments clés et stratégiques :
« Arguments, idées et chiffres s'enchevêtrent lorsque vous vous penchez sur votre feuille blanche. Mais comment bien les agencer ? "Le public va découvrir, comprendre, puis adhérer aux idées. La structure d'une présentation orale est donc bien spécifique", explique Thierry Destrez.
Il faut annoncer tout de suite votre "idée force", c'est-à-dire votre message-clé, le sens profond de votre intervention. "Pensez à la technique de Columbo, où le plus intéressant réside dans sa façon de résoudre une énigme connue dès le départ par le spectateur", indique le consultant.
Pensez ensuite à donner le fil rouge de votre présentation, avec vos 3 grandes parties qui sont les arguments principaux de votre idée-force. Vous pouvez alors entrer dans votre présentation, le public est à l'écoute et sait où vous voulez en venir.
N'oubliez pas que la conclusion doit être le point culminant de votre présentation, et non pas une chute. Incitez à l'action, imaginez une formule choc et surtout pas un 'je crois que je vous ai tout dit, voilà...'[...] »
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Avoir du charisme, ca s’apprend !
« [...] Jean-Claude Auclère, directeur commercial d'Aternet-Center, entreprise de formation aux nouvelles technologies de l'information et concepteur de sites « J'ai endossé une robe d'avocat, et plaidé pour apprendre à m'affirmer » Aternet-Center vend ses stages par l'intermédiaire d'une dizaine de distributeurs. Une population difficile à manier, selon son directeur commercial, Jean-Claude Auclère, qui fait appel à un coach pour travailler son charisme. « Avoir du charisme, c'est adopter un comportement qui fasse que l'autre soit captivé par votre discours et impliqué dans la négociation, explique-t-il. Il nous est tous arrivé de parler avec enthousiasme d'une passion ; c'est cette flamme qu'il faudrait retrouver dans le domaine professionnel. Filmé lors de ma première demi-journée, j'ai dressé avec mon coach un constat sans complaisance de mon attitude face à la caméra. J'ai ensuite passé deux demi- journées à travailler mon attitude, ma voix, mon regard, mais aussi mon sens de l'écoute. J'ai, par exemple, endossé une robe d'avocat, et plaidé pour apprendre à m'affirmer. » Charismatique, Jean-Claude Auclère ? En tout cas, perfectionniste, puisqu'il vient de demander à son formateur de venir le filmer en réunion avec ses clients afin de se voir travailler in vivo. [...] »
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Soyez « l'homme de la situation » !
Il est primordial de maitriser son sujet : en étant convaincu vous n’en serez que d’avantage convainquant !
« Vous voulez être convaincant et bien faire passer votre message ? Un principe s'impose : n'essayez pas de tricher, car cela se sentira immédiatement et vous serez très vite discrédité auprès de votre auditoire. "Ce qu'on dit, on le pense. Quand on n'est pas convaincu de ce que l'on avance, le corps et la voix disent autre chose. On n'est pas 'congruent'. Et cela suscite une certaine méfiance chez les spectateurs", explique Thierry Destrez.
C'est pourquoi il est également primordial de bien maîtriser son sujet. Dès que l'on sort de son champ de compétences, on risque de faire des approximations. Or il suffit d'une seule digression mal maîtrisée pour semer le doute dans l'esprit de votre auditoire quant à l'ensemble de votre présentation.
"Il faut être l'homme ou la femme de la situation. Ce qui est encore plus vrai dans les situations de crise. Comment annoncer un remaniement par exemple, si l'on n'est pas un manager impliqué par cette nouvelle organisation ?", rappelle Philippe Janiaux. »
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Parfois, il faut savoir improviser !
« [...] Un matin, j’arrive au DOE (Département américain de l’énergie) et l’on me décline le programme de la journée : rencontres le matin, déjeuner puis conférence sur la gestion des risques dans les centrales nucléaires. Les rencontres sont très instructives, le déjeuner sympathique et j’arrive dans un petit amphithéâtre avec une petite cinquantaine de personnes déjà assises. Bon élève, je me mets au fond, près du radiateur.... Mon accompagnant me dit "no" et me fait signe de passer devant. Je m’exécute et m’installe au premier rang. Mon accompagnant me dit "no, no" et me fait signe de passer sur l’estrade. Je lui demande alors pour quoi faire. Il me dit que c’est moi qui doit intervenir. Je lui demande avec qui et sur quel sujet. Il m’indique que je suis seul et que je dois parler de la gestion des risques nucléaires. Là, cela devient beaucoup moins sympathique et j’ai du faire face. [...] »
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Se programmer pour le succès !
Un mental positif vous conditionnera pour le succès, essayez !
« [...] Pour se placer dans le bon état d'esprit juste avant son intervention, la PNL (programmation neurolinguistique) offre un outil fort utile : celui de l'ancrage positif. "On retrouve une situation vécue où on se sentait physiquement bien, détendu, et mentalement fort et serein, explique Jean-François Moine. Cela peut être ce qu'on a ressenti devant un œuvre d'art, un paysage… Et on associe ce souvenir à un geste, comme appuyer son pouce contre sa paume." Il suffit de pratiquer souvent cette association pour se conditionner. Il n'y a plus alors, lorsqu'on en a besoin, qu'à reproduire ce geste pour invoquer cet état mental. Pour le spécialiste, "cela peut devenir aussi simple que d'appuyer sur un bouton. Cela peut sembler relever du gri-gri, mais cela marche bien. D'ailleurs, nous sommes bien obligés de contrecarrer notre défaitisme disproportionné par des mécanismes peu rationnels…" [...] Pour éviter l'effet boule de neige, il est essentiel de rapidement reprendre le dessus sur les symptômes du trac qui se manifesteraient. "Si c'est la gorge qui bloque, on s'arrête. Même chose pour un trou de mémoire. On ne donne pas d'explication, on s'ancre puis on reprend. Le plus souvent, le public n'aura aucune idée de la raison pour laquelle on s'est arrêté [...] »
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Article publié le 04 Octobre 2010
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